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Félicité

d'Olivier Choinière (inédit en France)

Félicité
Texte Olivier Choinière (inédit en France)
Mise en scène Frédéric Maragnani

Création le 12 février 2013
au TARMAC – la scène internationale francophone, Paris
Représentations du 12 février au 2 mars 2013
les mardi et mercredi à 20h, le jeudi à 14h30 et à 20h, le vendredi à 20h, le samedi à 16h
Informations et réservations :
01 43 64 80 80 ou en ligne : www.letarmac.fr

Représentations du 24 au 26 avril 2013
La Manufacture Atlantique – Bordeaux
Informations et réservations :
05 56 85 82 81
manufactureatlantique.net
La Manufacture Atlantique

Production Le TARMAC / Travaux Publics Compagnie Frédéric Maragnani / Production déléguée Travaux Publics Compagnie Frédéric Maragnani



Une fable décalée sur l’idolâtrie et l’aliénation consumériste
Avec : Anne Benoît, Rodolphe Congé,
Crystal Shepherd-Cross, Jean-Paul Dias
Lumières : Christophe Pitoiset
Scénographie : Camille Duchemin
Costumes : Hervé Poeydomenge
Régie Générale : Vanessa Lechat
Production déléguée Cie Travaux Publics
recherche de partenaires en cours
L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir. L’extériorité du spectacle par rapport à l’homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont pas à lui, mais à un autre qui les lui représente. C’est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout.
- Guy Debord, La Société du spectacle

Les voyages immobiles

Découverte il y a quelques années lors d’une lecture en public du Bain des raines (une de ses précédentes pièces), j’avais été frappé par l’écriture d’Olivier Choinière, libre, s’affranchissant des codes de la représentation théâtrale, mixant sans gêne plusieurs genres littéraires, jouant de l’ellipse, de la suggestion de l’action, mettant toujours en avant l’oralité et la place de l’écoute du spectateur au centre de sa construction. J’ai depuis de loin en loin suivi le déploiement de son écriture et le même sentiment m’a à chaque fois envahi : l’écriture d’images dans la tête.

Dans Félicité, il y a d’un côté des employés d’une grande surface fascinés par Céline Dion, de l'autre, une jeune femme alitée, qui a littéralement servi d'esclave sexuelle aux mâles de sa famille et qui se réfugie dans son imagination obnubilée par le royaume merveilleux de Céline. Tous inventent en creux une fresque sur l’idolâtrie et l’aliénation au milieu d’un décor de catalogue.

Félicité met en voix des gens «qui ne vivent pas leur vie». Les quatre employés de la grande firme internationale font avancer l’histoire, la racontent ou plutôt l’évoquent par bribes, par fragments, l’inventent et la revivent en direct, dans un entertainment joyeux, ludique et provocateur.

Un théâtre de la parole qui, enjambant allègrement les époques et les groupes sociaux, tresse le réel et le fantastique, et provoque un voyage de l’imagination jouissif et salutaire. L’écriture d’Olivier Choinière se doit d’être une écriture à fréquenter dans les années à venir. Avec intensité.
- Frédéric Maragnani