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Libres élucubrations à partir de l'œuvre de Sophie Calle

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Mise en scène : Frédéric Maragnani / Sarah Leck
avec
Sarah Leck
Cécile Druet
Luc Cerruti
Florian Montas

Tout a commencé le 12 juillet 2006 à 9h03. J’ai trébuché sur un livre de Sophie Calle, artiste plasticienne contemporaine française, « L’Erouv de Jérusalem ».
A partir de ce moment, j’ai commencé à mettre des mots sur une obsession qui me taraudait depuis toujours : Les rapports et interactions entres les espaces publics et les espaces privés, ou comment je, on, s’approprie l’espace public.
Sophie Calle, dans son œuvre, explore plusieurs manières d’appréhender ces espaces. J’ai donc décidé de m’y plonger et de monter un projet en travaillant à travers le prisme de l’œuvre de Sophie Calle, sur sa démarche qui confronte l’intime et le social, toujours à la limite de la fiction et de la réalité par le fait même de la re-présentation. Qu’est-ce que les textes, livres, photos de Sophie Calle m’évoquent à moi, Sarah Leck ? Je ne suis ni sociologue, ni ethnologue, je suis une comédienne pourvue d’un quotidien d’échange et désireuse de le théâtraliser. Sophie Calle s’amuse avec son quotidien, les codes, les frontières, l’intime, le social. L’espace public est l’arène sociale dans laquelle un individu vit sa vie privée sous le regard public des autres individus privés. C’est comme un jeu dont j’essaierais de maîtriser parfaitement les règles pour y jouer sans relâche avec vous.
Sarah Leck


C’est lors d’une présentation publique de travaux du Geiq en octobre 2007 que je découvre le travail de Sarah Leck sur l’œuvre de Sophie Calle. Je suis ce jour-là particulièrement intéressé par le rapport personnel presque privé qu’entretient Sarah avec l’œuvre de cette artiste de renommée internationale, œuvre largement diffusée et connue. Ce qui me frappe c’est l’intelligence avec laquelle Sarah utilise cet art de l’exposition comme un outil et non comme une fin en soi, s’en servant pour élaborer sa propre installation-performance, et créant à son tour de nouvelles intelligences. J’y vois une suite possible à ce continuel « repentir » du travail de l’art qui fait circuler les idées et les œuvres. Ensemble, nous envisageons une suite ludique à cette sorte de « conférence loufoque et décalée » sur les interactions entre espaces publiques et privés, sur ces libres élucubrations sur l’œuvre de Sophie Calle. Nous serons accompagnés dans cette entreprise par deux assistants de scènes en charge du bon déroulement de la représentation.
Frédéric Maragnani