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Frédéric Maragnani - Metteur en scène Compagnie Travaux Publics

Les dernières réalisations

GaliléE - Extraits de "La Vie de Galilée" de Bertolt Brecht

Bertolt Brecht

Saison 2015/2016

En Italie, au début du XVIIe siècle, Galilée braque un télescope vers les astres, déplace la Terre et abolit du même coup le ciel divin et l’organisation politique de l’Europe. La Terre n’est plus le centre de l’Univers mais tourne, comme les autres planètes autour du soleil : vertige absolu pour l’Église qui lui fera abjurer ses théories sans pouvoir l’empêcher de travailler en secret à la « signature » de son oeuvre, Les Discorsi. « Nous n’en sommes vraiment qu’au commencement ». Ces derniers mots du poème dramatique de Bertolt Brecht écrit en 1938 résonnent fortement dans le monde actuel, complexe et fragmenté, où les humains sont pris en tenaille entre une société technologique de l’abondance et des archaïsmes religieux qui tendent à se radicaliser. Comme si tout, toujours, était à recommencer. Etrange monde qui porte en lui autant le poison que le remède ? Subtilement, dans une langue claire et limpide, le texte met en musique la confiscation des idées neuves par la religion. L’histoire de Galilée rend compte de la peur du remplacement d’un ordre établi par un autre. La peur que soient contesté les bases séculaires de l’organisation de la société fondée sur la croyance en une puissance supérieure. La tête dans les étoiles, Galilée remet brutalement en cause la construction sociale et politique de la société d’alors et à travers lui Bertolt Brecht, philosophe et humaniste, espiègle et farceur, fait état d’un monde de contradictions : l’homme est le créateur des plus belles réalisations de l’humanité, il peut en être aussi son plus grand ennemi. Frédéric Maragnani

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Les Feux de Poitrine

Mariette Navarro

Une fête pour celui qui revient de loin et qu’on ne veut plus perdre, une fête organisée par des enfants et qui ne s’arrête plus, un mariage où l’on se rencontre et se plaît, jusqu’à la fête de victoire et la liesse autour d’un feu sur une plage : Les feux de poitrine sont une suite de nouvelles théâtrales, instantanés sur des moments que l’on s’efforce de rendre collectivement hors du commun, dans un bras de fer permanent avec la mélancolie. Et de pièce en pièce, de choeur en choeur, on passe progressivement du froid au grand feu de l’été, de la lutte contre le découragement à l’envie de se réjouir tous ensemble d’une saison nouvelle. Les feux de poitrine ont été écrits pour rassembler sur scène des adultes, des adolescents et des enfants.

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La Bibliothèque des Livres vivants

Albert Camus / Annie Ernaux / Abdellah Taïa / Comtesse de Ségur / Virginia Woolf / Emmanuel Bove / Colette / Gustave Flaubert / Lewis Carroll / Jane Bowles

Saison 2012/2013

À la fin d’un film Fahrenheit 451 de François Truffaut, le héros incarné par Oskar Werner, poursuivi par les milices chargées de brûler les livres trouve refuge dans une forêt où l’attendent des résistants, constitués en village de fortune. Ceux-ci se présentent un par un : ils ont pour nom Alice, Godot ou encore Le Prince. Chacun des fuyards ont appris un livre par cœur afin de l’incarner, le représenter et le faire vivre. Chacun est le livre. Ils disent au protagoniste pouvoir se réciter quand celui-ci le souhaitera.

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Cri et Ga cherchent la paix

de Philippe Minyana

Saison 2013/2014

Cri et Ga (Christophe Huysman et Gaëtan Vourc’h) sont eux deux amis, deux hommes égarés, au milieu du gué, c’est à dire au milieu de leur vie. Ils sont là, ensemble, sur la scène et se rendent disponibles pour accueillir des « invités » étranges, et vivre des séquences fantastiques : le pré planté d’arbres, la prairie à la vache morte, le miracle de la source, le secret de la Femme à barbe, une Femme Folle, un animal étrange, de petites montagnardes, une soirée chez Colette…

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FRÉDÉRIC MARAGNANI

Frédéric Maragnani mène depuis plusieurs années un projet théâtral littéraire, privilégiant la création et l’émergence d’écritures nouvelles et des littératures.
Il développe des liens et des compagnonnages avec des auteurs, cherchant et inventant pour chaque projet d’écriture une traduction scénique inédite.

Formé aux Conservatoires Nationaux de Région de Montpellier puis de Bordeaux, Frédéric Maragnani crée, à l’issue de ses études, son groupe de théâtre, Travaux Publics, et se distingue en 2001 par la création de Ma Solange, comment t’écrire mon désastre, Alex Roux de Noëlle Renaude . Une intégrale épique de vingt quatre heures, jouée par la suite à Dijon au festival Frictions et à Paris à Théâtre Ouvert , mais créée et inaugurant un nouveau festival à Bordeaux : les Grandes Traversées. Frédéric Maragnani poursuivra son compagnonnage avec Noëlle Renaude et créera au fil des années : Petits rôles, Le Prunus, Le Renard du Nord, Quarante Églogues natures mortes et motifs, Par les routes … Il poursuit son compagnonnage avec Noëlle Renaude en résidence d’écriture et de création en Nord-Gironde : Vues d’ici.

Son art de la scène, pictural et souvent très coloré, mêle différentes influences scéniques, conjugue la force et l’intensité de l’image photographique à la peinture et, plus que tout, met en avant la vigueur de la parole et la musique des mots. Il inscrit son travail à l’intérieur de matrices littéraires précises : le drame, la comédie, et plus récemment les contes et les légendes afin de les détourner et créer un trouble, un entre-deux, un nouvel état scénique.

Un autre compagnonnage important dans le parcours de Frédéric Maragnani est celui mené avec Théâtre Ouvert, qui abritera nombre de ses créations, notamment celles avec Philippe Minyana, filant une thématique « contes et légendes de l’humanité ». Il commandera et co-mettra en scène avec l’auteur Le Couloir , avec Marcial Di Fonzo Bo, Marie-Armelle Deguy et Françoise Lebrun. De Philippe Minyana encore, il mettra en scène un opéra Entente cordiale, musique de Benjamin Hertz, Suite 1, et, plus en 2011 Sous les arbres au Théâtre de la Ville et à Théâtre Ouvert.

Travaillant toujours à la réinvention du conte traditionnel il abordera l’écriture d’Howard Barker dont il mettra en scène Le Cas Blanche-Neige (comment le savoir vient aux filles), avec Marie-Armelle Deguy, Christophe Brault et Céline Milliat-Baumgartner. Le spectacle repris au Théâtre de l’Odéon l’a fait connaître d’un plus large public. Constant dans ses choix, il met également en scène et en regard un autre texte sur l’idée du conte : Barbe- Bleue (la scène primitive) de Nicolas Fretel.

Ses dernières réalisations affirment son travail de détournement des matrices traditionnelles : le conte historique pour Vénus, il était une fois signifie maintenant , de Lolita Monga sur l’incroyable histoire de la Vénus Hottentote, et le drame bourgeois avec La Parisienne d’Henry Becque, avec Marie-Armelle Deguy dans le rôle-titre.

En mai 2011, il réalise sa première mise en scène d’Opéra avec La Belle-Hélène d’Offenbach à l’Opéra National de Bordeaux, avec dans le rôle titre Maria Riccarda Wesseling.

Suivent les créations de Tout doit disparaître d’Eric Pessan à la Chapelle des Pénitents Blancs au Festival d’Avignon 2011 et de Baroufs d’après Baroufs à Chioggia de Carlo Goldoni dans une nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro au Théâtre de l’Ouest Parisien et au Théâtre National de Bordeaux-Aquitaine.

En 2012, il prend la direction d’un lieu culturel à Bordeaux, Fabrique d’art et de culture, au sein duquel, outre une programmation consacrée aux nouvelles écritures, il créé et développe le premier comité de lecture à haute voix : La Fabrique de l’écriture ainsi que des Banquets Littéraires consacrés à des œuvres comme Middelsex de Jeffrey Eugénides, La Revanche de la Pelouse de Richard Brautigan, Les règles du savoir vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce….

En 2013, Frédéric Maragnani découvre l’écriture et l’univers d’Olivier Choinière. Il met en scène, pour la première fois en France son texte Félicité, au Tarmac – La Scène Internationale Francophone.

Ces nouvelles découvertes et créations complètent son compagnonnage toujours fidèle avec Philippe Minyana dont il met en scène Cri et Ga cherchent la paix, créé à la Scène nationale de Valenciennes en 2013 et repris au Théâtre du Rond-Point dans la foulée.

Parallèlement il engage un vaste projet de Littérature Orale pour tous : la Bibliothèque des Livres Vivants, dont il crée les premiers livres lors du Festival Novart 2012. Pensé pour devenir une bibliothèque d’une vingtaine de livres aux moins, ce projet se construit en plusieurs étapes et différents lieux afin de composer in fine une forme spectaculaire de 24 heures. En décembre 2014 a été créé à l’occasion du festival Novart, Le Banquet, la première Bibliothèque des Livres Vivants, sur une durée de six heures.

En 2016, il crée au Maroc "La Vie de Galilée" de Bertolt Brecht dans une version en français et en darija (arabe dialectal marocain), qui sera reprise en France dans le cadre du Festival FAB.

Il a aujourd’hui pour projet la découverte et la mise en scène d’un texte de Mariette Navarro, Les feux de poitrine (Six fêtes pour rester vivants).